Vers une « Union Sacrée » pour sauver l’environnement urbain Bukavien

En plein cœur de la campagne Mois Vert, le secteur de l’assainissement à Bukavu amorce un tournant décisif. Réunies à l’Hôtel Rivière Ruzizi, 37 organisations de la société civile ont accordé leurs violons pour exiger une gestion des déchets qui ne soit plus artisanale, mais professionnelle et collective.
L’ingénieur environnemental Dibene Mungwakonkwa, fer de lance de cette mobilisation, pointe du doigt les failles qui asphyxient la ville. On note parmi elles, les vides juridiques et techniques. « Il y a absence totale de décharges publiques officielles et de centres de traitement », a-t-il déclaré dénonçant un désengagement étatique expliquant qu’un soutien financier et technique quasi inexistant de la part des autorités ainsi qu’un manque de données locales pour piloter des politiques de gestion efficaces.
Pour sortir de l’impasse, la dynamique propose une synergie inédite entre quatre acteurs clés. Il s’agit des scientifiques, des médias, des artistes, et la communauté.
« L’assainissement de Bukavu ne se fera pas sans investissements concrets », a déclaré un participant ajoutant que le plaidoyer des OSC met en avant des besoins précis. « Le Mois Vert ne doit pas être une simple parenthèse festive, mais l’acte de naissance d’une ville durable. » — Ing. Dibene Mungwakonkwa
L’objectif est clair : transformer Bukavu en modèle de résilience grâce à un partenariat solide entre la Mairie, les institutions religieuses, les écoles et la société civile.
- K-B FM



