JM de l’environnement : Le PNKB, notre bouclier climatique face à l’urgence écologique
Ce vendredi 5 juin, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale de l’environnement sous le thème évocateur : « Inspiré par la nature. Pour le climat. Pour notre avenir ». Au Sud-Kivu, cette commémoration résonne comme un appel pressant à sanctuariser le Parc National de Kahuzi-Biega (PNKB), un écosystème vital et un allié indispensable dans la régulation du climat mondial.
« Protéger le Kahuzi-Biega, ce n’est pas seulement défendre la forêt, c’est garantir l’avenir climatique de notre région et des générations futures. »
Le Parc National de Kahuzi-Biega ne se résume pas à un simple sanctuaire de verdure. Ses denses forêts tropicales agissent comme un immense poumon vert, capable de stocker des millions de tonnes de carbone qui, autrement, accentueraient le réchauffement de la planète. En plus de cette fonction de régulateur thermique, le parc joue le rôle de château d’eau pour les communautés environnantes, protégeant les sources hydriques essentielles à l’agriculture et à la vie quotidienne, tout en abritant une biodiversité unique, incarnée par le majestueux gorille de Grauer, une espèce endémique mondialement menacée.
Le PNKB sous pression : Un patrimoine en péril
Pourtant, ce rempart écologique est aujourd’hui gravement fragilisé. L’instabilité sécuritaire chronique qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo alimente des réseaux d’exploitation illégale de bois, de carbonisation (makala) et de braconnage.
Chaque hectare de forêt qui part en fumée ou tombe sous les haches dans le PNKB représente une perte irréversible pour la biodiversité, une accélération des érosions locales et une tonne de carbone supplémentaire libérée dans l’atmosphère. Face à ce constat, le statu quo n’est plus une option.
Une responsabilité collective pour l’avenir
La célébration de cette journée rappelle que la préservation du PNKB ne relève pas de la seule responsabilité des écogardes, mais d’un engagement collectif et participatif. Autorités publiques, communautés riveraines, médias et organisations de la société civile doivent s’unir pour promouvoir des solutions durables, telles que l’agroforesterie, la gouvernance participative et des alternatives économiques viables pour les populations locales. En s’inspirant de la richesse de notre nature, nous avons le pouvoir de sécuriser notre climat et de bâtir un avenir résilient.
La production de cet article s’inscrit dans le cadre des activités de la Radio Kahuzi-Biega FM dans le projet de Promotion de la Conservation Communautaire et Amélioration de la Gouvernance dans l’aire du PNKB à travers la Radio Kahuzi-Biega FM.
- Diane Mweze




