Coopération Suisse et Médias : un front commun pour le renouveau écologique de Bukavu
En visite officielle au Sud-Kivu, les hauts responsables de la Coopération Suisse ont scellé une alliance stratégique avec la presse locale. Objectif : lancer une offensive médiatique sans précédent dès le 1er mars 2026 pour sauver la « Suisse d’Afrique » de l’asphyxie.
Le dialogue a été direct et porteur d’espoir. Dans l’effervescence de la salle de rédaction de la Radio Maendeleo ce 18 février, une délégation de haut niveau de la Direction du développement et de la coopération (DDC), conduite par Katharina (Responsable Afrique) et Bernhard (Responsable Grands Lacs), a rencontré les architectes de l’information environnementale.
L’enjeu de cette immersion diplomatique était clair : évaluer l’ancrage des programmes médias dans un environnement en pleine mutation. Entre les murs de la doyenne des radios associatives, les échanges ont porté sur la réalité du terrain : les avancées concrètes, l’impact social des reportages, mais aussi les obstacles structurels auxquels se heurtent les journalistes.
Thomas Jenatsch, Directeur de la coopération, a profité de cette tribune pour lancer un appel vibrant à la mobilisation. À l’aube du « Mois Vert », il a sollicité une synergie totale des professionnels des ondes et de la plume pour que cette campagne ne soit pas une simple parenthèse, mais le déclencheur d’un changement systémique.
Le tableau dépeint par les experts est celui d’une cité historique dont l’éclat de « ville verte » s’est terni sous la pression d’une démographie galopante. Aujourd’hui, Bukavu est étranglée par des résidus non gérés qui étouffent le sol urbain, un écosystème lacustre agressé par des effluents toxiques et domestiques et des conduites d’eau obstruées transformant la pluie en menace mortelle pour les citoyens.
Dès le 1er mars 2026, une coalition inédite de journalistes, d’artistes engagés, d’acteurs de la société civile et de scientifiques prendra les rênes de l’information environnementale. Comme le souligne Marie-Louise Issanda, responsable du programme Gouvernance à la DDC, la mission dépasse le simple reportage : « Il s’agit d’une métamorphose des compétences pour transformer chaque fait divers écologique en un levier d’action publique ».

Cette ambition est partagée par M. Olivier Kiriza et Mme Julienne Baseke, qui voient dans cette dynamique un moyen de bousculer l’inertie politique par l’investigation.
Vers une synergie pour la « Suisse d’Afrique »
Le plaidoyer de madame Claudine Lumvi du Journal le Souverain libre confirme cette effervescence : les médias ne sont plus de simples témoins du désastre, mais des acteurs de la gouvernance urbaine. En mettant en lumière le génie local — de la transformation des déchets à la surveillance citoyenne — la presse impose un nouvel agenda aux décideurs.
Face à la délégation suisse, certains responsables des médias de Bukavu, partenaires à la Coopération Suisse ont prouvé qu’ils s’appropriaient déjà cette campagne. L’espoir est désormais tangible : celui de voir Bukavu, par la force de la vérité et de l’engagement collectif, retrouver sa splendeur d’antan et redevenir cette « Suisse d’Afrique » tant admirée.
- K-B FM





