Journée mondiale des femmes et filles autochtones : Du symbole à l’urgence de l’action

Chaque 5 septembre, le monde rend hommage aux femmes et aux filles autochtones. Actrices invisibles mais essentielles, elles sont les véritables gardiennes des savoirs ancestraux, des langues traditionnelles et de la biodiversité, particulièrement au cœur des écosystèmes forestiers du Bassin du Congo.
Pourtant, loin des discours officiels, leur quotidien demeure marqué par de profondes injustices. Au sein de leurs communautés et de la société, ces femmes font face à une précarité extrême, à l’insécurité foncière et à une exclusion tenace des instances de décision. À cela s’ajoutent des discriminations systémiques et de multiples formes de violences qui étouffent leur potentiel.
Pour Mr Safari Mufanzara, président du Conseil d’Administration de l’union communautaire des pygmées Unis pour l’évangelisation et le développement au KIVU célébration de cette journée ne doit pas se limiter à un simple hommage du calendrier. Elle constitue un rappel exigeant pour mobiliser l’attention politique, renforcer les actions de plaidoyer et orienter des ressources durables vers ces populations marginalisées.
Il est désormais temps de franchir le pas : autorités publiques, organisations de la société civile, partenaires financiers et acteurs humanitaires doivent transformer les promesses en actes concrets. Garantir l’accès à la terre, sécuriser les moyens de subsistance et ouvrir les espaces de gouvernance aux femmes autochtones ne sont pas seulement des actes de justice sociale, mais la condition indispensable pour préserver notre patrimoine naturel commun.
- K-B FM





