Kabare : Un cas de justice populaire sème l’inquiétude au centre commercial de Kavumu
Dans la nuit du lundi à ce mardi 12 mai 2026, le centre commercial de Kavumu, situé dans le groupement de Bugorhe en territoire de Kabare, a été le théâtre d’un nouvel épisode de violence tragique. Un présumé voleur a été tué par la population locale après une tentative d’infraction nocturne. Cet incident relance avec acuité le débat sur la recrudescence de la justice populaire et les défis de la sécurité communautaire dans la région.
L’obscurité a basculé dans l’horreur au cœur de Kavumu. Selon des sources locales concordantes, un individu s’est introduit clandestinement dans le domicile d’un membre de la famille Kabwika avec des intentions criminelles. Alertés par les cris et les mouvements suspects, les résidents du quartier se sont rapidement mobilisés pour intercepter l’assaillant. Dans la foulée de cette altercation nocturne, le suspect a été mortellement agressé par la foule en colère.
Cet acte d’une extrême violence a immédiatement semé un vent de panique et de stupeur parmi les habitants de ce pôle commercial majeur de Kabare, réveillés par le tumulte de cette confrontation.
Le fléau de la justice populaire : Un symptôme de crise
Ce nouveau drame n’est malheureusement pas un cas isolé. Dans cette partie du territoire de Kabare, le recours à la justice populaire — une pratique où la foule se substitue aux cours et tribunaux — tend à se banaliser, suscitant de profondes inquiétudes au sein des organisations de la société civile et de la population éprise de paix.
Si la lassitude face à l’insécurité chronique pousse parfois les communautés à ces extrémités, les leaders d’opinion locaux rappellent que cette justice expéditive engendre un cycle vicieux de violence, viole les droits humains fondamentaux et fragilise la cohésion sociale indispensable au développement rural.
Un appel pressant au renforcement de l’autorité de l’État
Face à cette détérioration du climat sécuritaire à Kavumu, les forces vives de la communauté et les structures citoyennes lancent un appel pressant aux autorités administratives et policières du territoire. Il leur est demandé de renforcer urgemment les patrouilles nocturnes, de redynamiser les mécanismes de sécurité participative et de garantir une réponse judiciaire rapide et transparente face à la criminalité. C’est à ce prix que la confiance entre la population et les institutions de l’État pourra être restaurée, protégeant ainsi efficacement les citoyens et leurs biens.
La production de cet article s’inscrit dans le cadre des activités de la Radio Kahuzi-Biega FM dans le projet de Promotion de la Conservation Communautaire et Amélioration de la Gouvernance dans l’aire du PNKB à travers la Radio Kahuzi-Biega FM.
- Diane Mweze




