Conservation au Sud-Kivu : POPOF place la femme au cœur de la résilience écologique
À l’occasion de la célébration de la Journée Mondiale des Droits de la Femme, la Pole Pole Foundation (POPOF) a franchi une étape décisive dans l’intégration du genre au sein de la conservation. À travers une session de formation, l’organisation a réaffirmé une vérité essentielle : l’avenir du Parc National de Kahuzi-Biega (PNKB) se dessine avec le leadership féminin.
Le cadre verdoyant de POPOF a servi de point de rencontre pour une cohorte de femmes engagées, issues des institutions piliers de la conservation en RDC : l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), Primate Expertise, la Pole Pole Foundation elle-même, ainsi que des représentantes du PNKB.
L’objectif de cette rencontre était double : outiller ces professionnelles sur les questions de droit et de justice, tout en consolidant leur rôle d’actrices de changement dans un secteur longtemps dominé par les hommes.
Le cœur des échanges a gravité autour d’un sous-thème puissant : l’écoresponsabilité féminine. Loin d’être un simple concept à la mode, l’écoresponsabilité est ici définie comme un levier de survie pour les écosystèmes du Sud-Kivu.
Qu’est-ce qu’une femme écoresponsable dans la conservation ? Être une femme écoresponsable, c’est adopter au quotidien des comportements et des pratiques visant à minimiser l’impact environnemental tout en soutenant le développement durable. Pour les participantes, cela se traduit par la gestion rationnelle des ressources, le soutien à l’économie verte et l’éducation environnementale.
« Ensemble avec d’autres femmes œuvrant dans la conservation, rappelons quel est notre rôle à travers les gestes posés chaque jour pour garder notre environnement sain », a martelé l’ingénieure agronome Gloria Kubota, de POPOF.

Cette formation ne s’est pas limitée à la théorie. Les participantes ont partagé des initiatives locales inspirantes, prouvant que l’engagement des femmes est profondément ancré dans la réalité du terrain. De la promotion de l’agriculture durable (agroécologie) à la création de projets communautaires pour l’éducation des jeunes filles riveraines du parc, les exemples ont foisonné.
Ces témoignages démontrent que la femme n’est pas seulement une bénéficiaire des projets de conservation, mais une architecte de la justice environnementale. En protégeant la terre, elle protège sa propre dignité et assure un avenir aux générations futures.
En clôturant cette journée, la POPOF a lancé un appel vibrant à toutes les parties prenantes. La conservation de la nature en RDC, et particulièrement celle des grands singes du Kahuzi-Biega, nécessite une approche inclusive où les droits de la femme sont reconnus comme un moteur de paix et de stabilité écologique.
K-B FM





