Sud-Kivu : Vers une ère de performance pour les partenaires de la Coopération Suisse
Sous la houlette d’experts de renom, les acteurs de la société civile du Sud-Kivu ont clôturé, ce week-end, quatre jours de formation intensive dédiés à la maîtrise du Cycle de Vie de Projet. Un tournant stratégique pour l’efficacité de l’aide au développement dans la région.
Dans la salle de conférence de l’Hôtel Beau Lieu, une mutation silencieuse s’est opérée. Les organisations partenaires de la Coopération Suisse, piliers du développement local, viennent de franchir un nouveau palier technique. L’enjeu : transformer chaque franc investi en un impact mesurable et durable pour les populations.
Un duo d’experts pour une pédagogie d’excellence

Pour piloter cet atelier de haut niveau, le choix s’est porté sur deux figures d’autorité. M. Jean-Pierre Buledi Mpia, coordonnateur du CEDECO, a apporté sa vision pragmatique de l’ingénierie de projet. Pour lui, le secret réside dans la fondation : « Un projet bien conçu facilite 80% du travail de suivi-évaluation », a-t-il rappelé, en levant les zones d’ombre sur la structuration du cadre logique.
À ses côtés, le Professeur Elie Lunanga, enseignant d’économie à l’UCB a instauré une rigueur scientifique indispensable. En sa qualité d’expert, il a décortiqué la complexité des indicateurs, apprenant aux participants à faire « parler les chiffres ». Entre définitions de valeurs de référence (baseline) et calculs des taux de réalisation, les participants ont appris à traduire la réalité du terrain en données probantes.
Des outils concrets pour une redevabilité renforcée
L’un des moments forts de cet atelier fut sans conteste le partage du nouveau canevas de rapport narratif standardisé. Bien plus qu’un simple formulaire, ce guide stratégique devient l’outil boussole des partenaires. Il permet désormais d’établir un lien direct entre les actions menées et les indicateurs du système RDM (Management des Résultats), garantissant une transparence totale envers les donateurs.
Le sentiment de réussite est palpable chez les participants. Pour la Sœur Espérance Bufole, de la Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP), la satisfaction est totale :
« Ces outils vont considérablement améliorer la qualité de nos interventions et notre transparence vis-à-vis des donateurs », confie-t-elle avec enthousiasme.

Même son de cloche du côté de M. Désiré Kyakwima Kalinde, du magazine Le Courrier de Bukavu, qui souligne que cette maîtrise technique est le socle d’une communication institutionnelle réussie : « Savoir exécuter est une chose, savoir rapporter et communiquer sur ses succès en est une autre, tout aussi vitale, je suis sorti des ténèbres, je viens de voir la lumière ».
Cet atelier de quatre jours ne se termine pas sur un simple constat, mais sur une promesse de performance. En outillant ainsi les acteurs locaux, la Coopération Suisse et ses facilitateurs viennent de poser une pierre angulaire pour l’avenir du développement en RDC. Avec des cadres logiques clarifiés et des rapports narratifs affinés, les organisations du Sud-Kivu à travers les programmes PCPC et Médias sont désormais armées pour transformer l’aide internationale en un changement réel et palpable pour les citoyens.
- K-B FM




